La Musique à Pontlevoy

Ici seront relatés les évenements touchant à la musique classique, à l'opéra, aux formations musicales de haut niveaux données sur le territoire de la commune.
 
 
Dimanche 30 juillet – Festival de Pontlevoy – Mozart à la cour de Marie Antoinette

Clore un festival de Musique et en laisser un souvenir prégnant pour quelques années aux mélomanes présents, ils ont trouvés !
Soutenu par Eve Ruggiéri, accompagnés par François Chaplin au piano, Delphine Haidan, mezzo-soprane, et Nicolas Cavallier, baryton-basse, ont fait chanter les 200 personnes présentes au concert , sur, non pas du Mozart, thème de la soirée, mais avec une œuvre d’un compositeur de la même époque, Jean-Paul Egide Martini, « Plaisirs d’Amour » :
Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,
Chagrin d'amour dure toute la vie
Le public était conquis, subjugué, «en amour» diraient nos amis canadiens. Il s’est prêté au jeu.
Ce petit refrain conclut un concert que les mélomanes retiendront sous le nom d’ «Eve Ruggièri raconte» ou «Musique au cœur », deux des émissions animées par Eve Ruggiéri qui ont fait date.
Son prétexte était Mozart à la cour de Marie Antoinette. Eve nous rappela qu’ils ne se sont rencontrés qu’une seule fois à Schonbrunn: lui avait 6 ans, elle 8 ans. Glissant sur le parquet il l’a un peu bousculé. Reine de France elle le protégera comme elle a protégé Beaumarchais et ses œuvres bien subversives pour l’époque, «Le Barbier de Séville», «le Mariage de Figaro», inspiratrices de l’opéra de Mozart «Les noces de Figaro». Premier musicien a avoir osé donner sa démission à son maître, Mozart mourra seul à 35 ans en 1791. Marie Antoinette sera conduite à l’échafaud 2 ans plus tard. Tous deux furent enterrés en fosse commune.
Tour à tour, en duo, en soliste, Delphine Haidan, Nicolas Cavallier interprètent des extraits majeurs des opéras mozartiens : les duos «Cinque, dieci» et «Crudele perche» des Noces de Figaro, «La ci darem la mano» de Don Giovanni… Chacun de leurs passages est ovationné.
Au retour de l’entracte François Chaplin, seul moment du Festival, dont il est le directeur artistique, maître d’œuvre de la programmation, quatre standing ovation cette année, du jamais vu, où il sera seul sur scène, interprète les «1er et 2ème mouvements de la sonate K330 en do majeur» et le «Fantaisie en ré mineur», déjà un tube à son époque.
Après le salut, de nombreux rappels, c’est en bis que sera joué l’œuvre qui sera chantée par les mélomanes.


Dimanche 30 juillet – Festival de Pontlevoy – Recherche recettes désespérément

La réputation de la gastronomie française n’est plus à faire, celle de nos vins non plus. Brillat- Savarin, Escoffier, et autre Bocuse l’ont portée haut. Ce que l’on sait moins c’est qu’écrivains, compositeurs, humoristes  ont émaillé leurs œuvres d’odes à la nourriture et, ou, à la boisson.
On sait grâce à Pierre Dac de sa « Prière à la Saint Yorre » tout comme à Offenbach de son « Rondo du Pâté », voir de son ode à « La Poularde ».
Le grand mérite du concert revient à Jean-François Vinciguerra, baryton-basse, metteur en scène et comédien, d’avoir créé un spectacle, haut en couleur et saveurs à partir de passages d’œuvres musicales de compositeurs connus ou moins, Bernstein, Chabrier, Liszt, Mozart, Offenbach, liées par la sauce de textes issus d’humoristes, Pierre Dac, jean Richard, Roland Topor, Daniel Prevost.
Le tout forme un ensemble gouleyant à souhait, jamais roboratif, interprété par lui-même et Jacques Lemaire, ténor de caractère, avec au fourneau Thomas Palmer, pianiste chef de chant pour de nombreuses institutions parisiennes ou régionales prestigieuses.
La pièce est mise en scène; costumes, décors et accessoires y jouent un rôle. Le public, les absents ont eu tort, s’est régalé les papilles en extase. Il a remercié le chef et son second après un dessert surprenant daté de 1792 : « Une marseillaise bachique » qui commence par « Le jour de boire est arrivé ». Il n’y  a pas d’offense, c’était avant, avant qu’elle ne devienne l’hymne national.
Encore un concert savoureux avec une ovation debout que cette marseillaise détournée à suscité et une très belle entrée en matière pour un dimanche consacré à l’art lyrique.


Vendredi 28 juillet – Festival de Musique de Pontlevoy – Du Jazz par un trio magique

Une première pour le festival de musique en 32 ans d’existence avec ce concert «Carte blanche à Michel Portal».
Interprète de musique classique et compositeur, notamment de bandes originales de films et téléfilms, Michel PORTAL est à l'origine avec quelques autres du mouvement Free en France. Soliste et chambriste hautement inspiré, alliant à une lecture limpide et rigoureuse des œuvres qu'il interprète, une expressivité hors norme, passionné par le jazz, il s'entoure des meilleurs musiciens européens refusant depuis toujours que la musique se fige, Michel Portal laisse courir son imagination et sa fantaisie dans l'improvisation, où il abandonne parfois la clarinette pour le le saxophone. Ce soir il est accompagné du guitariste Pierre Perchaud, le guitariste que l'on s’arrache avec un parcours de musicien classique puis une orientation vers le monde du jazz et des musiques improvisées, et du violoncelliste François Salque dont la  sensibilité, l’intelligence musicale et le charisme en font une personnalité incontournable du monde de la musique.
Le trio a attiré dans l’église de Pontlevoy un public inhabituel, de quoi continuer à encourager les organisateurs pour une diversité de la programmation proposée. Une heure et demie durant ils enchaineront, sous les applaudissements bruyants du public, œuvres classiques du répertoire, Œuvres de Max Bruch, Django Reinhardt, …. et leurs créations. François Salque et Michel Portal présentent les morceaux joués, Michel Portal raconte la création de la musique du film « Max mon amour » de Nagisa Oshima avec Charlotte Rampling. Au final, à chaque rappel le public se voit offrir un bis, le dernier étant « Cuba si, Cuba no » dont Michel Portal fait la génèse.
Nuit tombée les mélomanes et amateurs de jazz ont peine à quitter l’église, beaucoup souhaitant et obtenant un moment de convivialité avec les musiciens.


Vendredi 28 juillet – Festival de Pontlevoy – Master class de Violoncelle et concert des Jeunes artistes

Il est toujours hasardeux pour un organisateur d’annoncer une master-class ouverte au public et gratuite pour ce dernier. C’est au dernier moment qu’il sait si le maître invité, en l’occurrence François Salque, et ses élèves rencontreront un public. Ce fut heureusement le cas. Plus d’une soixantaine de mélomanes étaient présents que François Salque a fait se rassembler au plus près des stagiaires afin qu’ils ne manquent aucune des réflexions et conseils qu’il allait leur donner.
Alternativement Camille Sors, jeune professeur de violoncelle, Guillaume Wang et Jérémy Garbard, tous deux déjà auréolés de nombreux prix dans des concours internationaux, se présentent et jouent des œuvres de Bach bien entendu, mais plus surprenant de compositeurs très peu connus du public présent : Reinhold Moritsevitch Glière et Nicolas Tcherepnine, tous deux russes.
     
Ces morceaux ils les joueront en concert l’après-midi devant un  public encore un peu plus nombreux faisant montre de l’accueil et de l’écoute des conseils prodigués par François Salque.
Après deux masters class de piano, cette dernière de violoncelle, on peut se poser la question de savoir ce que nous proposera pour l’an prochain François Chaplin, directeur artistique du Festival de Pontlevoy ?


Mercredi 26 juillet - L'Octuor de France entre Moscou et Vienne
 
Seule formation française permanente de ce type, ce qui lui permet de se produire dans le monde entier, l’Octuor de France évolue aussi en quatuor à cordes, quintette à cordes ou avec clarinette, septuor par exemple. Pour faciliter l'approche de la programmation, plus particulièrement lorsque le concert est dédié à la comparaison de deux univers, l'octuor est accompagné d’Edmond Lemaître,  musicologue, historien, 1er prix de Musicologie et d'Histoire de la musique au CNSM de Paris, directeur du conservatoire de musique et danse de Passy.
                                         
Anton Arensky dont le Quintette Opus 51 pour piano et quatuor à cordes ouvre le concert, fut professeur au Conservatoire de Moscou où il enseignât à Alexandre Scriabine, Serge Rachmaninov, entre autres. De sa musique Rimski-Korsakov déclarait : «Dans sa jeunesse, Arenski n'a pas pu échapper à ma propre influence, puis à celle de Tchaïkovski. Il sera rapidement oublié». Preuve que non, et c’est un des challenges, réussi, de l’Octuor : faire découvrir des compositeurs quelquefois injustement oubliés. Le public, à ce jour la plus forte affluence du Festival, reconnut dans l’andante de l’œuvre les variations sur la chanson française «Hier sur le pont d'Avignon j'ai ouï chanter la belle».
Après l'entracte c’est une œuvre de toute première importance que l’Octuor propose : l’Octuor opus 166 pour 2 violons, alto, violoncelle, contrebasse, clarinette, basson et cor de Franz Schubert, sa plus longue œuvre de musique de chambre. Composé en mars 1824 sur une commande d’un clarinettiste de renom Elle comporte six mouvements et dure près d'une heure. Comme le rappelle Edmond Lemaître «On peut rapprocher cette œuvre du Septuor, op. 20 de Ludwig van Beethoven qui servit probablement de modèle. Cette composition s'inscrit de fait dans un projet plus vaste : celui de concevoir une symphonie aux dimensions beethovéniennes ».
Les huit musiciens ont visiblement plaisir à jouer ce morceau qui leur donne la possibilité de se mettre en avant ou de dialoguer avec son voisin, que ce soit vents ou cordes, sans que l'ensemble n'en pâtisse.
En fin du concert Jean-Louis Sajot, directeur de l'Octuor de France, rappela la plaisir qu'il avait à être à Pontlevoy, lui qui avait aidé à la création du Festival, il y a trente deux ans cette année avec Pierre Favard, à l'époque maire du village.
Quant au public, plus nombreux qu'à l'habitude, il a aimé ce concert sponsorisé par le groupe Monceau Assurances, longtemps applaudi, et s'est vu offrir en bis, le scherzo précédemment joué avant que tout le monde se retrouve dans la cour du presbytère pour le verre de l’amitié.



Dimanche 23 juillet 2017 – Pontlevoy – Festival de Musique – Le clavecin français du Moyen-âge à la Renaissance

Il existe un public pour la musique baroque et le Festival de Pontlevoy a à cœur de s’ouvrir au plus grand nombre. Après Blandine Ranou en 2015 c’est Jean-Patrice Brosse, autre claveciniste talentueux au parcours international qui était invité cette année. Le clavecin a connu trois âges entre le XIVème siècle et la fin du XVIIIème, trois âges qu’une oreille avertie peut décoder. Jean-Patrice Brosse, dans le cadre du concert proposé ce dimanche en fin d’après-midi, alors que gronde l’orage, s’était donné comme propos  d’aider les mélomanes, au travers d’œuvres bien choisies, à s’y retrouver dans la production française des œuvres pour clavecin. Souvent à l’écart de la production européenne à ses débuts, sous Louis XIV un style français se crée, puis sous la Régence et Louis XV les compositeurs français produisent des œuvres pour clavecin qui deviennent un modèle pour toute l’Europe.
De l’an 1300, naissance probable de Guillaume de Machaut à l’an 1799, décès de Claude Ballastre, qui sauva, de la destruction programmée par le Comité de Salut public sous la Révolution, les orgues des églises parisiennes, Jean-Patrice Brosse propose à un public à l’écoute, dans un silence de qualité, les trois périodes du clavecin en France. Il présente et commente les évolutions de chacune d’entre elles. La période dite «archaïque» avant Louis XIV, est représentée par des œuvres de Claude Gervaise, Ennemond Gaultier, celle des musiciens pensionnés sous Louis XIV par des compositions de François Couperin, enfin allant de la Régence à Louis XVIII des œuvres de Jean-Philippe Rameau, Louis-Claude Jacquin, Jacques Duphly concluent le concert.
Après plusieurs rappels Jean-Patrice Brosse joue en bis une œuvre de Yohann Schobert qui annonce les débuts du Romantisme allemand. Il faudra attendre presque deux siècles pour que le clavecin reprenne vie.


Vendredi 21 juillet – Rencontre avec le Tango argentin.

Et si l’on commençait par la fin !
Au dernier rappel, trois petites filles ayant offert le bouquet traditionnel à Marcela Roggeri, la pianiste du concert, le public, particulièrement nombreux, s’est levé comme un seul homme, sans attendre la sollicitation du premier rang, couvrant d’applaudissement et de bravos les trois artistes présents, Marcela, déjà nommée, Alejandro Schwarz, guitariste et José-Luis Barreto, baryton et comédien.
Le titre du concert aurait pu être autre !
     
Plus qu’une rencontre avec le tango argentin, ce fut un concentré, même si le tango fut très présent, avec la musique de l’Amérique du sud et plus particulièrement de l’Argentine. Quelques milonga, danse originaire d’Argentine et d’Uruguay, sur une musique à deux temps, plus entrainante et rapide que le tango, des tangos de Carlos Gardel, Eladia Blazquez, considérée comme la poétesse du genre, Astor Piazzolla, avec «Los pàjaros perdidos», suivent une première partie consacrée à deux compositeurs contemporains classiques argentins : Carlos Guastavino et Alberto Ginastera. Carlos Guastavino est l’un des créateurs musicaux les plus importants d’Argentine, de ceux qui ont écrit pour la voix dans son pays. Pianiste accompli, doué pour la mélodie, il a toujours écrit pour le piano. Son style, tonal et d’un romantisme luxuriant, se fonde sur la musique populaire argentine.
Ses pièces impressionnent le public. Elles sont devenues un passage obligé de la musique hispanique pour voix, remarquablement rendue ce soir par José-Luis Barréto, tout autant baryton que comédien, improvisant pas de danse, traversée de l’église, s’adressant à l’un ou l’autre des mélomanes présents, apportant du mouvement au concert.
     
Nous n’oublierons pas Alejandro Schwarz, guitariste et compositeur argentin, avec, entre autres, un moment magique : le Milongueo del ayer d’Abel Fleury, 4’30 en suspension et en apnée.
A remarquer, ce que le public attend, que Marcela et José-Luis, tout au long du concert, auront donné les explications nécessaires à la compréhension des textes en espagnol chantés où souvent la solitude et la nostalgie règnent en maître.


Mercredi 19 juillet -32ème  Festival de Musique 19 juillet - Le Trio Romantique
 
Pour cette deuxième soirée le président a trouvé un micro qui fonctionne et pour le public rejoue sa présentation initiale.
Mais là n'est pas le plus important.
François Chaplin, directeur artistique du festival, a initié le Trio présent ce soir avec l'idée de présenter un instrument et son Maître jamais encore joué à Pontlevoy.
C'est donc la Flûte traversière et Philippe Bernold, première Grand Prix du Concours International Jean-Pierre Rampal en 1987, fondateur de l'orchestre "Les Virtuoses de l'Opéra de Lyon", professeur de musique de chambre et de flûte au CNSMD de Paris qui sera maître d’œuvre pour la soirée.
     
Philippe Bernold prend le temps de présenter avec pédagogie et l’humour qu’il faut pour garder le contact avec le public, les 4 œuvres jouées pour ce concert sans entracte: deux trio avec flûte traversière, piano, Claire Désert le sert, et violoncelle pour Henri Demarquette encadrant un duo piano violoncelle et un piano flûte traversière.
Le concert est ouvert sur le trio opus 18 de Jean-Népomucène Hummel, compositeur viennois et également pianiste, le plus grand virtuose de l’époque selon ses contemporains, dont la renommée rivalise avec celle de Beethoven.  Suivent de Robert Schumann les adagio et allegro de l’opus 70 pour violoncelle et piano, puis de Frédéric Chopin les Variations sur un thème de Rossini pour flûte et piano. Musique qui permet  à Philippe Bernold d’expliquer pourquoi et comment sont construites les œuvres dites « Variation » de nombreux compositeurs.


     
Pour conclure c'est le trio opus 63 de Carl Maria von Weber, en quatre mouvements, qui sera joué. Dans son finale les plus mélomanes des auditeurs présents auront reconnus quelques allusions à son opéra le plus célèbre Der Freisschütz, composé à la même époque.
Trois artistes d’exception, ce soir, pour un concert à la programmation inhabituelle mais au combien agréable, accueillis et félicités d’applaudissements enthousiastes par un public qui commence à prendre ses marques dans l’église paroissiale Saint Pierre de Pontlevoy. En bis ils nous offrirons une œuvre de Beethoven au titre savoureux et énigmatique " Manger un peu avant de nous mettre à l'ouvrage".


Dimanche 16 juillet – 32ème Festival de Musique - Geneviève Laurenceau et François Chaplin ouvre le Festival
 

L’église paroissiale Saint-Pierre, à l’heure où le Festival ouvre ses portes, reçoit ses premiers festivaliers. Le lieu de repli, les locaux habituels de l’abbaye n’étant juridiquement pas disponibles, Hubert Armand, président de l’association organisatrice, en explicite les raisons en ouverture, est bien rempli. Il remercie plus particulièrement le conseil paroissiale, le prêtre affectataire de l’église et les autorités ecclésiastiques de l’évêché qui ont permis la continuité de la manifestation. Plus de 200 mélomanes sont présents.
Après le mot de bienvenu de Jean-Louis Berthault, maire, Isabelle Gasselin, vice-présidente du Conseil départemental en charge de la culture apporte son soutien au Festival.
Les habitués de l’abbaye craignaient de ne pas retrouver l’acoustique du manège. Le duo magique de ce concert, Geneviève Laurenceau, violoniste, artiste de l’année en 2011, et François Chaplin, pianiste, et directeur artistique du festival, ont démontré, s’il le fallait que celle de l’église paroissiale était tout aussi exceptionnelle, y compris sur les places des déambulatoires; les voilà rassurés pour la suite de cette 32ème saison.
     
François Chaplin joue sur un grand piano de concert, un Yamaha, maison partenaire du festival, de la maison Bauer d'Orléans, dont la rondeur s’adapte particulièrement bien au programme choisi. Ouvert sur la sonate en mi mineur KV 304 de Mozart, le concert se poursuit par la sonate n°5 «Le printemps» de Beethoven. Composée par le musicien en rébellion de la maladie qui le frappe, son interprétation soulève tant l’enthousiasme du public que ce dernier n’attend pas la fin de la pièce pour applaudir les interprètes. Chaque morceau, ce qui est toujours apprécié, est présenté alternativement par les interprètes.
Après l’entracte, qui se déroule dans le presbytère, Geneviève Laurenceau nous fait découvrir l’ «L’ode au printemps» d’une compositrice polonaise peu connue, c’est peu de le dire, Gra?yna Bacewicz. Puis en remplacement de la « Danse macabre » de Camille Saint-Saëns, initialement prévue, les concertistes ont préféré, François Chaplin nous la dit mieux adaptée à la belle ambiance de l’église « La sicilienne» de Gabriel Fauré. Il aura eu raison. Pour conclure le concert, Claude Debussy est invité avec la transcription pour piano et violon de la valse « La plus que lente ».
Applaudis longuement, rappelés avec vigueur l’acoustique de l’église amplifie la demande, Geneviève et François offrent, avant que le public se retrouve devant le verre de l’amitié offert par la municipalité, le «Salut d’Amour » d’Edward Elgar : un amour que les mélomanes leur rendent bien.


Vendredi 19, samedi 20 et dimanche 21 mai l'association Festival de Musique de Pontlevoy a présenté dans le cadre de Festillésime 2017, manifestation du Conseil départemental, La Musique de l'Amour du Moyen-âge à la Renaissance

Sur la route de Thenay, la Merisaie s’est colorée aux couleurs de l’Association, nouveau logo sur bâche, personnages de musiciens, réalisés par Monsieur Pasquet, afin d’indiquer aux mélomanes la salle Jacques Prévert, que les pontiléviens connaisse plus sous le nom de l’ancienne chapelle de la Merisaie. Pourquoi ce lieu de concert ? Parce que cette salle est adaptée aux concerts à fréquentation plus faible, 70 places à l’aise, et surtout pour son acoustique particulièrement adaptée à la musique non amplifiée et aux instruments anciens.
Trois concerts donc présentant diverses évolutions de la musique, du XIIème siècle au XVIIIème siècle.
Les trouvères et troubadours du moyen-âge ont été représentés par l’Ensemble Dame Souvrayne, Elisabeth Couturier au chant, Carole Dessoubrais à la harpe et Fabienne Garnier-Mouffron aux flûtes à bec sur le thème du Lai du Chevrefeuille de Marie de France, première femme écrivaine de France au XIIème siècle. De l’écriture de ce lai à sa traduction en Angleterre au XIVème siècle l’ensemble a montré l’influence culturelle d’Aliénor d’Aquitaine et l’évolution de ces musiques, les premières non religieuses que l’on retrouve écrite.
Le Banquet du Roy, Olivier Gladhofer, basse et dessus de viole, bombarde et douçaine, Yannick Lebossé, contre ténor, guiterne, luth, a groupé sur les chants et textes de Clément Marot à Pierre de Ronsard, de Jacques Moderne à Claude Gervaise, les différends cycles des amours, heureuses, coquines, grivoises, déçues, désespérées, le tout se terminant dans l’amour de la dive bouteille.
L’Ensemble Angélique, Alice Glaie, soprano, Nina Rouyer, viole de gambe et Justin Glaie Théorbe, chante et joue les airs, les tubes des XVII et XVIIIème siècle, qui enchantaient au quotidien chambres et salons à la fin du règne de Louis XIV, la plupart parvenus jusqu’à nous grâce à Christophe Balard, imprimeur du roi pour la musique.
Hormis le clavecin, que l’on retrouvera lors du Festival d’été avec Jean-Patrice Brosse, la gamme des  instruments de ces époques a été présentée aux mélomanes présents.
La fréquentation de ce week-end n’a pas été celle espérée des organisateurs ? La qualité des concerts et le plaisir exprimé des spectateurs présents les inciteront peut-être à pérenniser. L’avenir nous le dira.



 
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